HumanInnov’ : une journée pour réinventer les liens entre université, recherche et monde socio-économique et culturel
Le 26 mars 2026, l’Université de Montpellier Paul-Valéry organisait la première édition d’HumanInnov’ : une journée au cours de laquelle s’est déclinée l’innovation sous de multiples facettes !
Orchestrée par la Direction de la Valorisation, de l’Entrepreneuriat et la Professionnalisation, elle fut l’occasion de croiser les disciplines entre recherche, formation, préoccupations du monde socio-économique sans oublier le domaine des Arts. La programmation riche et dense de cette journée a permis de prouver qu’au cœur des arts, sciences humaines et sociales, l’innovation est un moteur.
Chères lecteurices, si vos agendas ne vous ont pas libérés pour assister à cette journée, nous vous proposons, à travers le récit suivant, de vous faire (re)vivre les moments forts de sa programmation. Alors, installez-vous confortablement et 1, 2, 3, Lisez !
Top départ à 9h00. Florence Noguera, vice-présidente déléguée aux relations avec le monde socio-économique, ouvre la journée en rappelant que l’innovation se construit pleinement dans les lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales avec vitalité et créativité.
Un enjeu : créer des ponts, susciter des rencontres entre mondes académique et socio-économique et faire émerger de nouvelles collaborations.
Le ton est donné !
Place aux collaborations Recherche – Société !
Jean Vivier, Ingénieur de Recherche en Arts du spectacle, vous propose de remonter le temps, de vous intéresser aux origines du théâtre populaire à travers l’œuvre de Jean Deschamps*. Œuvre au cœur de son travail de thèse qui débouchera sur la création d’un escape game en réalité augmentée proposant au joueur de déjouer les pièges tendus pour empêcher Jean Deschamps de créer un théâtre populaire en plein air à Carcassonne !
Réalisée par la start-up Atlantide, basé sur des faits réels historiques et se jouant en plein air, cette application illustre parfaitement ce sur quoi peut déboucher une collaboration entre recherche et acteur économique : un outil de médiation culturelle innovant, mêlant art, sciences humaines et sociales, et numérique !
*Le saviez-vous ?
Jean Deschamps est le pionnier du théâtre populaire. Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, il se dit que le théâtre doit aller vers son public, être démocratisé et . Il décide d’utiliser du bâti historique et d’en faire des théâtres de plein air. A partir de là, naîtront – avec le concours de Jeanne Laurent – les Conservatoires Dramatiques Nationaux permettant de décentraliser la culture de Paris.
Ensuite, Valérie Méliani, Maîtresse de conférences en Sciences de l'information et de la communication, vous propose de découvrir QualiXsigne, une recherche (soutenue par MIRANDA et le PEPR ICCARE) menée en collaboration avec Jos Pujol, fondatrice et chorégraphe de la compagnie Singulier Pluriel et la Cité des Arts, qui accompagne le développement du Glossigne, un glossaire chorégraphique en langue des signes française.
À partir de cette plateforme innovante est construit un dispositif pédagogique destiné aux enseignant·es, chorégraphes et structures culturelles souhaitant accueillir des publics sourds, allophones ou rencontrant des difficultés de communication.
L’enjeu : normaliser l’accès à la pratique de la danse en développant une culture inclusive fondée sur des outils adaptés aux différences humaines, tout en faisant de ces différences un véritable levier de création.
Encore une belle illustration de de l’impact que la recherche en LLA-SHS peut avoir sur la société !
Place aux projets pédagogiques inspirants portés par nos enseignant.es... !
L’innovation anime également les enseignant·es de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, toujours en quête de la meilleure façon de transmettre les connaissances, tout en permettant à leurs étudiants et étudiantes de développer des compétences nécessaires à la construction de leur projet personnel et professionnel.
Et cela passe souvent par l’équation Etudiants + Enseignants + Partenaires extérieurs = projets collectifs ancrés dans la société !
De l’anthropologie aux sciences de la donnée, en passant par les sciences du langage, le journalisme, les lettres classiques ou encore l’économie sociale et solidaire, nous vous proposons une immersion au cœur de quelques projets et leurs innovations.
En anthropologie, Arnaud Chandivert, Maître de conférences en Anthropologie], explique la réflexion de l’équipe pédagogique lors de la conception du master. En préambule, il est important de rappeler que l’anthropologie est une science loin des représentations la restreignant à l’étude de peuples de contrées lointaines. Elle est, au contraire, totalement ancrée dans son environnement, au cœur des enjeux de la société dans laquelle elle évolue. De fait, les deux parcours du master Anthropologie sont fondés sur un postulat pédagogique innovant, à la fois orienté vers la recherche et la professionnalisation et, pensés sous l’angle du développement de compétences transversales chez les étudiant·es.
Cela se concrétise par la mise en place de projets collectifs tutorés. Ces derniers permettent aux étudiant·es de développer des compétences en méthodologie de projet, recherche, médiation scientifique et culturelle, travail en équipe et d’acquérir une une expérience articulée entre recherche et organisation d’événements impliquant des partenariats divers.
En 2026, ont émergé des expositions et conférences autour de thématiques variées telles que les paysages de l’Hérault, alimentation et citoyenneté, et l’envers des mondes.
L’expérience de la gestion de projet est également vécue au cours du Marathon du web. Présenté par Sophie Lèbre, Maîtresse de conférences en Statistiques et Sciences des données et Frédéric Marty, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, son principe est la réalisation de la commande – de sa conception à sa communication– d’un partenaire - entreprise, institution, association ou encore Université - en une semaine seulement par des étudiant·es des masters MIASHS et CNO.
Au programme, analyser un besoin précisément pour créer une solution sur-mesure et son plan de communication efficace. Projet innovant de par le croisement des champs disciplinaires et l’opportunité pour les étudiants de ces deux filières d’expérimenter ensemble la gestion de projet en temps contraints, d’appréhender ce que peuvent être les contraintes professionnelles et de prendre la mesure des compétences développées au cours de leur formation respective.
Afin de voir plus en détails, les projets de cette dernière décennie, rendez-vous ICI.
De temps à autre, les projets se construisent en partant d’une discussion avec un partenaire. C’est le cas de l’expérience qu’ont pu vivre des étudiants et étudiantes du master Journalisme et Nouvelles écritures et les étudiants et étudiantes de la licence Sciences du langage avec le concours d’ICI Hérault, Netia Software et Montpellier Events en 2026.
Le temps de la Foire de Montpellier, les étudiants et étudiantes se sont transformées en journaliste découvrant la réalité du métier auquel elles aspirent et ce qu’est la réalisation de reportages sous des contraintes de temps et durée. Oui, car comme l’a expliquée Natalia Osorio-Ruiz, Maîtresse de conférences en Sciences du langage, « choisir c’est couper ». Vivre l’expérience « grandeur nature » d’une rédaction les a obligé à identifier le message essentiel, choisir les angles, faire des interviews, vérifier l’information, monter les sons et les vidéos développant leurs compétences en matière de production journalistique en format hybride, d’autonomie et de travail collaboratif dans la gestion de toute la chaîne éditoriale, de la conférence de rédaction au rendu final.
D’autres fois, c’est une commande émanant de l’Université elle-même qui fait naître une innovation. Prenons ici le projet Quartilla 2.0. Quartilla : une méthode d’apprentissage du latin. Ok. Là, vous vous dites Latin et 2.0, cela ne fonctionne pas ensemble. Et bien les étudiants et étudiantes du master de Lettres Classiques vous prouvent que vous avez tort. En effet, en 2026, la promotion du master LACME a élaboré une méthode d’apprentissage du latin adaptée à l’Enseignement A Distance (EAD). Une fois encore, les étudiants et étudiantes ont développé certes des compétences en gestion de projet et également en ingénierie pédagogique, en outil numérique, compétences qui, au départ, ne semblent pas faire partie de leur formation.
Aussi, Laure Echalier, Maîtresse de conférences en Langue et Littérature latines, a insisté sur la valeur ajoutée d’un projet collectif, soit le renforcement du sentiment d’appartenance à un groupe, a fortiori pour des étudiants en enseignement à distance. Un véritable impact sur la persévérance et la réussite dans les études car aujourd’hui l’ensemble de ce groupe en EAD poursuit sur un travail de thèse.
... et parfois co-conçus et co-portés avec les étudiants !
C’est, par exemple, ce qui se passe au sein des Humanités Numériques et de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) à Paul-Valéry ! Nous vous proposons une immersion au cœur de deux expérimentations inédites dans le paysage universitaire. Les ingrédients : interdisciplinarité, connexions avec le monde professionnel très étroites, coopération et valorisation des compétences développées par les étudiants et étudiantes.
Explorons, en premier lieu, le projet des BriquesLabs. Illustration de ce que sont les Humanités Numériques, ce projet, en cours de lancement, vient en prolongement des Briques numériques conçues dans le cadre de NEXUS*. Il a pour objectif la découverte des problématiques opérationnelles liées au numérique et aux nouvelles technologies, d’amorcer une réflexion sur les enjeux sociétaux et comprendre l’importance de la pluridisciplinarité et de la complémentarité des compétences sur des projets opérationnels.
Entièrement coconstruites avec des étudiants et étudiantes issues de trois disciplines différentes, deux thématiques soutiendront la conception de ces BriquesLabs : les interactions humains-machines , par l’étude spécifique de la voiture connectée, et le duo Attention-Information, à travers l’étude des réseaux sociaux. Derrière ce projet ambitieux, Adrien Lammoglia, Maître de conférences en Géographie, explique les attentes en termes d’innovation et de développement et partage de compétences par les étudiants et chercheurs associés au projet. A l’instar des initiatives présentées plus haut, la gestion de projet sera centrale.
Avec un supplément en savoir-faire sur l’élaboration de protocoles scientifiques et expérimentaux, une méthodologie de collecte innovante des données numériques basée sur l’optimisation de l’utilisation des outils audiovisuels - ici, transmission de savoirs de l’étudiant vers le chercheur - et en communication des résultats vers la société, soit la valorisation de la recherche.
*Plan d’Investissement d’Avenir, avec un financement sur 7 ans, attribué à l’Université dans le cadre d’un appel à projets relatif aux Nouveaux Cursus à l’Université dédiés à élever le niveau de réussite sur le cycle de licence.
En attendant de voir paraître les premiers résultats des BriquesLabs, naviguons à présent vers l’ESS et UNIVERSCIC. Vous ne le savez sans doute pas mais l’Université accueille une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Créée en 2020, elle constitue une expérimentation pédagogique du master ESS. Au cours de cette première édition d’HumanInnov, Delphine Vallade, Maîtresse de conférences en Économie, et deux anciens étudiants sont venus présenter son fonctionnement. Rappelons d’abord que l’ESS se situe dans le champ de l’économie et se déploie sur une palette de secteurs très diverse, de la finance à l’agriculture, en passant par le bâtiment et le social. Le commun de ces secteurs, se rattachant à l’ESS, est la volonté d’avoir un fonctionnement démocratique – ou en tous les cas de tendre vers – ce qui se caractérise par un collectif évoluant, souvent, à l’intérieur d’une structure de type associatif ou d’entreprises coopératives. UNIVERSCIC, une coopérative singulière de par son intégration totale et complète au parcours de formation des étudiants et étudiantes. Ainsi, chacun et chacune d’entre eux et elles est sociétaire de la SCIC, contribue à son fonctionnement et à la réalisation de prestations pour des clients externes.
Cette mise en situation authentique permet aux étudiants et étudiantes, non seulement, d’expérimenter le fonctionnement en entrepreneuriat collectif et également de se forger une véritable expérience professionnelle et réseau, de par les liens permanents avec les diplômés et diplômées, les acteurs et actrices de l’ESS du territoire, que ce soit des collectivités ou autres entreprises coopératives parties prenantes du sociétariat de la SCIC. En somme une innovation pédagogique qui place transmission entre anciens et nouveaux étudiants et étudiantes, coopération et recherche comme piliers centraux.
Chères lecteurices, vous avez à présent une idée de la dynamique innovante dont sont animées nos communautés enseignante, chercheuse et étudiante.
Vous observez que les réflexions des équipes pédagogiques sont toujours sous-tendues par des objectifs multiples et simultanés : faire avancer la recherche dans le champs des lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales, transmettre des connaissances aux étudiants et étudiantes, tout en leur permettant d’appréhender les enjeux de la société et de développer des compétences utiles pour construire leur propre projet, une fois diplômés.
De la richesse de la connexion Université – Entreprise !
Chères lecteurices, à ce stade de votre lecture, il est important de rappeler la volonté dans laquelle s’inscrit notre université, celle de créer des ponts, susciter des rencontres entre mondes académique et socio-économique et faire émerger de nouvelles collaborations. Et ce 26 mars 2026, cela prit vie au détour de tables rondes entre innovations entrepreneuriale, économique et engagée.
Deux tables rondes. Neufs intervenants et intervenantes passionnantes, généreuses et engagées. Au programme, : témoignages, prises (?) de conscience, de hauteur et regards croisés sur la place de l’innovation à l’intérieur de l’Entreprise et la façon dont celle-ci se met en place. Indépendamment du secteur d’activité, un constat semble être commun à nos neufs entrepreneurs et entrepreneures : les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui sont immenses et nécessitent de repenser les paradigmes.
Et nous allons vous prouver que cela fonctionne. Pour commencer, nous vous proposons de faire un tour au cœur de la Lozère, au sein de l’Atelier de Myriam et Julien Tuffery. Ce dernier nous explique qu’ils n’ont, certes pas lancé de fusée dans l’espace, mais ont repensé le modèle pour faire en sorte de le rendre plus durable avec une vision dans le temps long et continuer d’écrire l’histoire de l’Atelier Tuffery qui a débuté il y a 135 ans...
Il nous livre quelques ingrédients tels que l’investissement sur la formation des ouvriers et ouvrières afin qu’elles puissent maîtriser l’intégralité des étapes de production de A à Z, polyvalence sur les différents postes de production, gestion du temps de travail en autonomie, relance de la filière chanvre et laine, primauté de la qualité sur la quantité. En somme du bon sens et une attention portée aux réflexions du collectif et des humains et humaines qui le compose. Cela nous permet de faire un tour du côté de Sapristi et Compagnie, association fondée par Jessica Arnal. Psychologue de formation, elle nous explique avoir observé la difficulté d’accès au soin en santé mentale et l’impact que peut avoir la culture dans la qualité du soin.
Ainsi, elle se fait accompagner par AlterIncub qui la challenge et la pousse dans sa réflexion jusqu’à la création de la structure qui lui permettra de se servir de la culture comme levier de soin en santé mentale au domicile pour les personnes à mobilité réduite. Une innovation répondant à l’évolution démographique. D’ailleurs, Lætitia Léonard, directrice de France Active Airdie-Occitanie, nous rappelle quelques chiffres, à savoir que l’ESS peut être un acteur économique majeur. Par exemple, en 2025, 850 structures à impact positif seront financées à hauteur de 30 millions d’euros. Nous avons également exploré du côté de la Tech avec Fabienne Amadori et le groupe ISIA. Elle a expliqué la façon dont la société a mis en marche sa transformation.
Cela demande, entre autres, de repenser sa gouvernance, faire évoluer les métiers. L’enjeu : tendre vers un numérique responsable qui, au-delà des seuls enjeux environnementaux, touche l’objectif de contribuer à un monde soutenable pour le vivant.
Le vivant sera la notion centrale de la seconde table ronde de la journée. Accompagné de six témoins, l’auditoire découvrira ce qui sous-tend le concept d’économie régénérative. Laura Winn de Regenesis introduit la notion en proposant au public de l’expérimenter. On définit ici l’économie régénérative comme une économie au service des systèmes vivants du territoire. Cela nécessite de prendre conscience, d’activer ce qui est vivant en nous et d’observer les écosystèmes avec lesquels nous cohabitons.
Ainsi, Adrien Conty de la Fabrique des Possibles précise qu’il n’existe pas de recette unique et que le modèle de Strasbourg ne peut être répliqué à l’identique sur le pourtour méditerranéen, par exemple, de par la différence des écosystèmes en présence. Et cela s’illustre parfaitement avec le modèle de Biocoop. Théo Cizeron, de Biocoop Courreau et Clémenceau à Montpellier, rappelle la raison d’être de cette coopérative à savoir la promotion de l’agriculture biologique dans un esprit d’équité et de coopération. Un projet politique donc qui impacte le vivant. Théo souligne l’importance de l’alignement du projet de base avec son territoire et la diversité de sa gouvernance. Bien qu’adhérents à une charte commune, les magasins de la coopérative sont indépendants et chaque structure adopte la structure et la gouvernance qui lui convient. Cela leur permet de travailler avec les réseaux de producteurs locaux et de prendre des décisions parfois fortes. C’est le cas à Montpellier où il y a 10 ans, le collectif a pris la décision d’arrêter de vendre des bouteilles d’eau en plastique qui est, dans le domaine du commerce, la première vente.
Ce pas de côté a pu se faire de par le modèle économique de la coopérative qui ne donne pas la primauté au profit. En somme, comme le rappelle Laura, une entreprise régénérative n’est pas le fruit d’un choix dichotomique de l’ordre du « l’est-elle ou pas ? » mais c’est plutôt une trajectoire qui se dessine au fur et à mesure de l’évolution du projet, de l’ancrage dans son territoire et de la prise en compte du vivant. Finalement, comment l’entreprise fait pour aller plus loin dans sa volonté d’avoir un impact positif ? A ce propos, chez Holoméa, Bérenice Pommier, explique que leur ambition est d’accompagner la transformation des organisations avec une vision systémique incluant les aspects organisationnel, lien à la technologie, le lien au vivant et la manière de relier tout cela au modèle économique en se servant du biomimétisme, entre autres. Et pour activer ces transformations, les faire infuser dans la société, déboucher sur des politiques publiques impactantes également, il est important de réinventer les récits.
C’est, entre autres choses, ce que fait le Labs214, co-fondé par Sébastien Bordeaux. Il invite le public à prendre conscience de l’importance du choix des mots, les effets délétères que peuvent engendrer les oppositions entre concepts qui ont finalement le même enjeu : inventer l’économie – ou les économies – de demain afin qu’elle soit un moyen au service du vivant et d’un futur soutenable.
Chères lecteurices, à ce stade de votre lecture, vous comprenez que cette journée fut très très dense et les échanges enrichissants à bien des égards. Aussi, afin de permettre au public de respirer, infuser les informations, rien de tel que l’Art. Le public fut invité au cours de la journée à vivre deux performances artistiques. La première, SignaDanse, proposée par Jos Pujol, partenaire de la recherche QualiXsigne, a invité le public à co-créer une chorégraphie autour des statues du Musée des Moulages.
Après une immersion au cœur du Musée, les danseurs et danseuses d’un jour ont reproduit les positions des sculptures en y intégrant des signes du Glossigne. Le tout mis en scène par Jos Pujol. Cela a débouché sur une performance déambulatoire dans le hall de l’ATRIUM.
Ce même hall s’est embrasé plus tard avec ALGORAVE. Imaginée par Maurine Grange, Laurie Malet, Evan Baumbach et Hugo Traver – étudiants et étudiantes du Master Création Numérique – cette performance a permis au public de la journée et personnes de passage à l’ATRIUM de découvrir ce qu’est le Live Coding. Une véritable prouesse tant technique qu’artistique dont l’idée est de créer un concert en live à partir de lignes de codes numériques. Objet musical enrichi par des jeux de lumières synchronisées avec le son, le tout embelli par une scénographie.
Une première pour ces étudiants et étudiants dans ce contexte de lieu de passage et très lumineux, et l’on peut dire que ce fut très réussi.
Chères lecteurices, votre lecture s’achève ici.
Nous espérons que vous avez pu vous représenter l’intensité de cette première édition de HumanInnov : l’innovation au cœur des Lettres, Langues, Arts, Sciences Humaines et Sociales et imaginons à quel point votre frustration doit être grande si vous n’avez pas pu être parmi nous.
La bonne nouvelle c’est que cela devrait recommencer en 2027 !
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